La fécondation des fleurs de vanille

Quant à ce qui concerne la fécondation de la vanille vous devez savoir qu’elle est l’étape la plus essentielle pour afin obtenir des gousses. Sans la fécondation vous ne pouvez pas avoir de fruit. Pour ce faire, 2 méthodes sont alors possibles pour la récolte de la vanille : la récolte naturelle grâce à un insecte ou bien par la main à travers les humains.fecondation 1

La fécondation naturelle

C’est à peine que les botanistes viennent de découvrir que les organes mâles et femelles de la fleur vanille sont séparés par une membrane étanche que l’on appelle le rostellum. Pour cette raison les fleurs de vanille sont dites hermaphrodites. Quand on remonte à l’histoire, on comprend qu’historiquement la vanille est originaire d’Amérique Centrale et c’est à partir de là que la nature permet également une fécondation naturelle uniquement par l’entremise de l’abeille Mélipone, une espèce endémique au Mexique. On se sert de cette abeille des par sa capacité de se faufiler dans la corolle de l’orchidée afin de déposer du pollen sur le pistil. Vers le début de XIXème siècle on a pu exporter le vanillier à Java puis à la Réunion et à Maurice pour y tenter la culture, mais en vaine, le vanillier n’avait rien produit.

fecondation naturelle On arrive alors à comprendre que la culture s’avère impossible sur ces iles à cause de l’absence de pollinisation naturelle par l’insecte vivant au Mexique. C’est à travers ce constat qu’on procédant alors à la pollinisation à main de la fleur de vanillier afin qu’elle produise de la vanille. Cela a fallu que quelqu’un ayant le don et talent comme je jeune esclave Edmond Albius afin de trouver le moyen de féconder manuellement la fleur de vanille. C’est ainsi qu’aujourd’hui presque partout dans des plantations si reculées soient-elles, les fleurs de vanille sont fécondées par la main grâce à cette technique.

La fécondation manuelle

Faut comprendre que la méthode de la fécondation à la main de la vanille se décompose en trois mouvements qui sont les suivants :

fecondation manuelle

  • On commence par tenir délicatement la fleur d’une main en plaçant un doigt sous la corolle (partie centrale de la fleur) pour servir d’appui. Et puis on déchire le labelle à l’aide d’une petite pointe (souvent une épine de citronnier ou un bâtonnet de bambou).
  • En se servant de cet instrument, on soulève le rostellum (organe femelle) d’une façon délicate afin de le cacher sous l’anthère (organe male).
  • Finalement on finit par appuyer sur l’anthère avec le pouce pour le mettre en contact avec le stigmate. La fleur est ainsi fécondée.